Lae Haska

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dimanche 26 octobre 2008

Poursuivre

  

Dois-je poursuivre mon chemin ? Même si j'ai la bonne étoile ? Même si je sais que tu es à côté de moi ? Dois-je continuer dans ce chemin sinueux de la création ? L'évidence est pourtant là, je sais et je la sens. Mais à quel prix ? J'ai lu un article sur le moteur créatif de chaque artiste...Et il y en a qui n'arrivent à créer que lorsqu'ils vendent, ou lorsqu'ils ne font que des expos,  y en a qui n'arrivent à créer que lorsqu'ils touchent le "fond", d'autres en explorant les techniques des autres, ou alors dans le regard admiratifs des autres. Moi j'ai l'impression de n'être dans aucune de ces catégories. Je créée sous l'impulsion et l'urgence. Mais y a des jours où mes dessins sont trash, d'autres doux, noirs, ou poétiques... J'ai l'impression d'être sur une petite barque sans rame ni moteur, seuls la force du vent et de la mer m'emportent. L'impression de rien contrôler, et ça, j'avoue que c'est un brin angoissant.

lundi 22 septembre 2008

Suite série "A Coeurs Perdus"

 

« Trouver le rapport entre les impressions de l’enfance et la destinée de l’artiste d’un côté et ses œuvres comme réactions à ces stimulations d’autre part, appartient à l’objet le plus attirant de l’examen analytique » — Freud

Cette analyse se base notamment sur le concept de sublimation ; la création artistique est considérée comme la transposition d’une pulsion (désir) : la tentative pour l’artiste de surmonter son insatisfaction par la création d'un objet socialement valorisé, susceptible de satisfaire son désir. De même, par cette approche, l’art est envisagé comme symptôme : il devient alors l'outil possible d’un diagnostic clinique ou d’une thérapie (art-thérapie).

Ah bon ? A vrai dire, je ne sais toujours pas aujourd'hui pourquoi je peins. C'est une pseudo-pulsion, au même titre que manger une tablette de chocolat, ça fait du bien, on se sent rassasié après. Idem lorsque je termine une oeuvre.