
Les feuilles jonchent les sols. Les arbres se dénudent. Les matins sont gris
souris. Je tente de deviner le soleil, mais il est caché aujourd'hui. Le temps
file, et je suis toujours là, avec les mêmes intérrogations existentielles. On
dit que les réponses sont à portée de main, qu'il ne faut pas chercher, c'est
tout près de toi. Ah bon ? Je scrute mes dessins, sont-ils bien ceux-là ? Quand
le doute m'assaille tel que les oignons qui me font pleurer, j'ai du mal à m'en
débarrasser. Alors comme un baume apaisant, je peins sans m'arreter. Au moins
je ne pense plus et je ne réfléchi plus. Puis je sélectionne les dessins plus
touchants ou les plus it selon l'humeur, qui auront le privilège de figurer
ici, les autres, aller hop dans un carton. Un soupir. A défaut de thérapeutique
classique ou de finir sur un divan psy, je préfère vagabonder sur mon bureau et
mes toiles. C'est plus sain parait-il. Je peux vous dire oui, Mais.... Heu ça
c'est une autre histoire.